État des lieux du travail hybride 10
France
Le rapport 2026 d’Owl Labs sur l’état des lieux du travail hybride, qui fête cette année sa 10ème édition, décrypte les dernières tendances, analyse les modes de travail actuels et se penche sur les évolutions à venir.
Introduction
L’incertitude qui a marqué les années suivant la pandémie a laissé place à une réalité plus durable. Le travail flexible n’est plus une solution temporaire ni un avantage concurrentiel. Il occupe désormais une place importante dans le monde du travail, les salariés continuant de citer la flexibilité parmi les critères les plus déterminants lorsqu’ils évaluent leur emploi ou pour décider d’y rester ou pas. Dans le même temps, peu d’entreprises ont modifié leurs politiques de travail hybride et à distance, signe que beaucoup semblent avoir trouvé leur stratégie de long terme.
Pour autant, le travail continue d’évoluer.
L’intelligence artificielle s’intègre progressivement aux usages professionnels du quotidien. Les salariés multiplient les activités complémentaires, redéfinissent la productivité et mêlent de plus en plus vie professionnelle et vie personnelle, bousculant ainsi les conceptions traditionnelles de la journée de travail. Face à l’évolution rapide du monde du travail, les entreprises investissent dans des technologies plus intelligentes, des expériences de réunion plus fluides et de nouvelles approches du management.
Notre rapport annuel sur l’état des lieux du travail hybride en est désormais à sa 10e édition. Cette année, il analyse la manière dont les salariés travaillent aujourd’hui, leurs attentes à l’égard des employeurs et les tendances qui façonnent l’avenir du travail. Ensemble, ces résultats dessinent le portrait d’une population active plus flexible, plus numérique et plus connectée que jamais.
L’avenir du travail ne consiste plus simplement à choisir entre le bureau et le domicile. Il s’agit de donner à chacun la flexibilité, les technologies et l’accompagnement nécessaires pour travailler au mieux, où que ce soit.
Principaux enseignements
- Plus d’un travailleurs sur trois (35 %) déclare que son stress lié au travail a augmenté depuis l’an dernier
- 10 % des travailleurs français exercent une ou plusieurs activités complémentaires (aussi appelés « side hustles »)
- S’ils avaient le choix, près de deux travailleurs sur trois (62 %) opteraient pour le travail hybride
- 19 % des salariés hybrides pratiquent encore le « coffee badging » (se rendre au bureau quelques heures principalement pour être vu)
- Près de deux travailleurs sur trois (64 %) estiment que les jeunes dirigeants sont généralement plus favorables au travail flexible que leurs aînés
- Plus d’un salarié sur trois (37 %) souffre de fatigue liée aux réunions
- 25 % des travailleurs français déclarent que les opinions politiques de leur employeur ou de leurs collègues leur ont donné moins envie de se rendre au bureau
- 51 % des employés de bureau déclarent travailler le dimanche ; 10 % disent y travailler une journée entière
- 10 % des travailleurs quitteraient leur emploi s’ils ne pouvaient plus travailler en mode hybride ou à distance, et 28 % commenceraient à chercher un autre emploi offrant davantage de flexibilité en matière d’horaires ou de lieu de travail
- Trois travailleurs sur quatre déclarent utiliser ou expérimenter l’IA au travail
- 53 % des managers estiment que le travail hybride ou à distance a rendu leurs équipes plus productives
- Plus d’un travailleur sur trois (37 %) accepterait une baisse de salaire de 10 % ou plus pour bénéficier de la semaine de quatre jours
Section 1
Etat des lieux de la main-d'œuvre
Le monde du travail est entré dans une nouvelle phase. Après plusieurs années de changements rapides, les travailleurs semblent aujourd’hui avoir trouvé un rythme plus stable. Si l’équilibre entre le travail en présentiel, le travail hybride et le travail à distance continue d’évoluer, les salariés redéfinissent de plus en plus les contours du travail à travers des activités complémentaires, des horaires flexibles et une organisation qui dépasse largement le schéma traditionnel de lundi à vendredi. Le travail du dimanche fait notamment son apparition : un travailleur sur dix affirme travailler une journée complète pendant ses jours de repos, soit pour prolonger la logique du « microshifting », soit pour bénéficier de plages de travail plus concentrées et moins interrompues.
Dans le même temps, les changements de politique de retour au bureau commencent à se stabiliser, ce qui laisse penser que les entreprises trouvent enfin un équilibre à long terme. Cette section dresse un état des lieux de la main d’oeuvre et des tendances qui façonnent les modes de travail en 2026.
Évolution des modes de travail au fil des années :
Quelle est la situation des actifs aujourd’hui par rapport au début de l’année ?
La plupart des salariés hybrides passent 3 jours par semaine au bureau.
Mais combien de jours les salariés hybrides préféreraient-ils passer au bureau ?
S’ils avaient le choix, 62 % des travailleurs opteraient pour un mode hybride et 5 % préféreraient travailler entièrement à distance
Les travailleurs pratiquent-ils le « coffee badging » ?
Parmi ceux qui pratiquent le « coffee badging », 78 % sont managers, contre 22 % de contributeurs individuels
À quelles tendances du monde du travail les travailleurs adhèrent-ils ?
Les travailleurs travaillent-ils le dimanche ?
Part des personnes travaillant régulièrement le dimanche dans chaque génération :
Les actifs souffrent-ils de fatigue liée aux réunions ?
Personnes souffrant de fatigue liée aux réunions, selon la taille de l’entreprise :
Principaux facteurs contribuant à la fatigue liée aux réunions :
Section 2
Les nouvelles règles du travail
Les règles du travail ayant changé, les salariés prennent aujourd’hui leurs décisions de carrière différemment de ce qu’ils faisaient il y a encore quelques années.
Une meilleure rémunération reste la première raison de changer d’emploi, mais le manque de flexibilité est devenu le principal motif de refus d’une nouvelle offre d’emploi.[Q3]. Parmi les salariés hybrides ou à distance, si la possibilité de travailler de façon flexible leur était retirée, 28 % commenceraient à chercher un emploi offrant davantage de flexibilité et 10 % démissionneraient tout simplement.
Dans le même temps, 58 % des salariés estiment que les politiques de retour au bureau sont motivées par la volonté des dirigeants de renforcer leur contrôle et leur visibilité sur le travail des équipes , ce qui souligne les tensions persistantes entre les priorités des entreprises et les attentes des salariés.
Pour les personnes qui ont cherché ou cherchent actuellement un nouvel emploi, les principales raisons sont :
Les principales politiques qui dissuaderaient les travailleurs d’accepter une offre d’emploi concernent la flexibilité :
Si les salariés hybrides ou à distance n’étaient plus autorisés à travailler à distance ou en mode hybride, aujourd’hui ou à l’avenir, ils :
Parmi ceux qui déclarent qu’ils démissionneraient, un net clivage générationnel apparaît :
Principales raisons qui, selon les travailleurs, poussent les employeurs à imposer le retour au bureau :
Les actifs estiment-ils que leur mode de travail les a rendus plus ou moins productifs ?
Les managers estiment que le travail hybride et à distance rend leurs équipes plus productives :
Section 3
Ce que veulent vraiment les salariés
La flexibilité n’est plus perçue comme un avantage au travail. Elle est devenue un élément déterminant de l’expérience collaborateur.
Si 87 % des salariés placent toujours le salaire en tête de leurs priorités professionnelles, la flexibilité continue d’influencer leur choix d’employeur : plus d’un salarié sur trois (35 %) se dit prêt à accepter une baisse de salaire de 10 % ou plus en échange de davantage de flexibilité, notamment en matière d’horaires.
Certains employeurs semblent avoir pris acte de cette évolution : 60 % indiquent n’avoir apporté aucun changement à leur politique de travail hybride ou à distance au cours de l’année écoulée. Les données de cette section mettent en évidence les investissements, avantages et priorités qui comptent le plus pour les travailleurs d’aujourd’hui.
Les principales priorités des salariés au travail sont :
Les avantages les plus attractifs chez un employeur potentiel sont :
Quelle part de leur salaire les actifs seraient-ils prêts à sacrifier pour chacun de ces avantages ?
94 % des actifs reconnaissent que des incitations supplémentaires pourraient les convaincre de venir au bureau. Les principales seraient :
Section 4
L’expérience du travail hybride
Le travail hybride s’est durablement installé dans les entreprises, mais offrir une expérience fluide reste un défi. Les salariés perdent en moyenne cinq minutes au début de chaque réunion hybride, et 73 % des travailleurs rencontrent encore des problèmes techniques, notamment de qualité audio, vidéo ou de connexion.
À mesure que les entreprises investissent dans des espaces de réunion plus intelligents et de nouvelles technologies, l’enjeu n’est plus seulement de rendre le travail hybride possible, mais d’en améliorer l’expérience globale. Les salariés l’exigent : 76 % considèrent qu’un bon équipement technologique reste un critère professionnel majeur. Les résultats ci-dessous montrent les domaines où la technologie aide les équipes à mieux travailler et ceux où des obstacles persistent.
64 % des travailleurs déclarent que leur employeur a apporté des changements physiques aux bureaux en 2026. Principales modifications :
Selon les travailleurs, les principaux changements de culture mis en place par les employeurs sont :
Principaux problèmes rencontrés lors des réunions hybrides :
Lorsqu’on les interroge sur les équipements de réunion hybride de leur employeur, la plupart des actifs donnent une appréciation positive ou neutre. Ils déclarent :
Pour les réunions en présentiel, les configurations de salle préférées sont :
Les jeunes générations ont des préférences marquées en matière de configuration des réunions : 89 % des répondants de la génération Z disent en avoir une :
47 % des actifs pensent que leur employeur surveille leur activité. Voici ce qu’ils estiment être surveillé :
Les employeurs devraient-ils signaler l’utilisation d’outils de surveillance des salariés ? 78 % des travailleurs le pensent.
Section 5
La révolution de l’IA au travail
L’IA s’est rapidement intégrée au quotidien professionnel. Trois salariés sur quatre (75 %) utilisent désormais l’IA au travail, une proportion qui atteint 86 % chez la génération Z. Parmi les utilisateurs de l’IA, plus d’un travailleurs sur quatre (29 %) reconnaît utiliser des outils qui n’ont pas été approuvés par son employeur.
À mesure que son adoption s’accélère, les entreprises dépassent le stade de l’expérimentation et mettent en place de véritables stratégies d’IA, tandis que les salariés continuent de s’interroger sur la productivité, la confiance, la gouvernance et l’impact sur leur carrière. Les résultats permettent de mieux comprendre comment l’IA transforme le travail aujourd’hui et les évolutions qui se profilent.
75 % des travailleurs utilisent l’IA, mais à quel point en dépendent-ils ?
Parmi les utilisateurs de l’IA :
Utilisateurs quotidiens de l’IA dans chaque génération :
89 % des managers utilisent l’IA, contre 64 % des contributeurs individuels
IA x travail - Les travailleurs déclarent que :
Part, par génération, des personnes qui craignent que l’IA rende leur poste obsolète :
Position des employeurs vis-à-vis de l’IA :
Employeurs qui imposent ou encouragent l’utilisation de l’IA, selon la taille de l’entreprise :
Section 6
La dimension humaine du travail
La technologie continue de transformer le monde du travail, mais l’humain reste au cœur de chaque entreprise. Plus d’un travailleur sur trois (35 %) déclare que son niveau de stress lié au travail a augmenté depuis l’an dernier. Comme l’année dernière, près d’un salarié sur deux (44 %) dit se sentir désengagé au travail. Le manque de perspectives d’évolution est la première cause de démotivation, suivi de près par l’absence de la flexibilité souhaitée.
Les managers doivent composer avec de nouveaux défis de leadership, les salariés concilient évolution de carrière et responsabilités d’aidant, et les relations au travail continuent d’évoluer au gré des dynamiques sociales et politiques. Au-delà des technologies et des politiques internes, ces enseignements mettent en lumière les facteurs humains qui continuent de déterminer la réussite au travail.
Principales préoccupations professionnelles des travailleurs :
Principales préoccupations professionnelles de la génération Z :
Principales préoccupations professionnelles des Milléniaux :
Principales préoccupations professionnelles de la génération X :
Principales préoccupations professionnelles des Baby-boomers :
Principales raisons du désengagement des actifs au travail :
Principales préoccupations des managers lorsqu’ils encadrent des collaborateurs à distance :
Principales préoccupations des managers lorsqu’ils encadrent des salariés en présentiel :
31 % des salariés à distance ou hybrides estiment manquer des retours informels ou spontanés et des opportunités de développement parce qu’ils ne sont pas au bureau, contre 34 % en 2025
Section 7
L’économie du travail hybride
Le travail ne se résume pas à percevoir un salaire. Il influence aussi la manière dont les salariés dépensent leur temps et leur argent. Un travailleur dépense désormais en moyenne près de 25 € chaque jour où il se rend au bureau, tandis que 10 % des travailleurs pratiquent le « polyworking », c’est-à-dire qu’ils exercent une activité complémentaire afin d’augmenter leurs revenus. Des trajets domicile-travail aux tenues de bureau, en passant par les dépenses liées au télétravail et les horaires flexibles, les travailleurs d’aujourd’hui arbitrent en permanence entre différents coûts. Les résultats montrent à quel point les aspects économiques du travail continuent d’influencer les décisions quotidiennes des salariés comme des employeurs.
Répartition des 25 € de dépenses au bureau :
10 % des travailleurs ont un ou plusieurs emplois ou activités complémentaires : 7 % en ont un et 3 % en ont deux ou plus.
Activité complémentaire par génération. Parmi ceux qui exercent une activité complémentaire :
Un travailleur sur deux (50 %) a démarré son activité complémentaire au cours de l’année écoulée :
Principales raisons pour lesquelles les actifs exercent une activité complémentaire :
Combien les travailleurs dépensent-ils chaque mois en vêtements pour aller au bureau ?
Parmi ceux qui prennent des rendez-vous pendant leur journée de travail :
48 % des managers prennent des rendez-vous personnels pendant leurs heures de travail, contre 30 % des contributeurs individuels :
Section 8
L’avenir du travail
Le monde du travail continue d’évoluer sous l’effet de nouveaux styles de management, des technologies émergentes et de nouvelles attentes des salariés. Près d’un salarié sur trois (32 %) se dit intéressé par la possibilité d’envoyer un avatar IA assister à une réunion à sa place, tandis que 64 % estiment que les jeunes dirigeants, et la prochaine génération appelée à leur succéder, sont plus favorables au travail hybride et à distance que les générations précédentes.
Alors que de nouveaux comportements professionnels continuent d’émerger, les entreprises ont l’occasion de repenser la flexibilité, la collaboration et l’expérience collaborateur. Dans l'ensemble, ces tendances donnent un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler le monde du travail de demain.
Intérêt pour le « microshifting » selon le genre. Parmi les personnes intéressées :
Intérêt pour le « microshifting » selon la génération. Parmi les personnes intéressées :
60 % des managers sont intéressés par le « microshifting », contre 43 % des contributeurs individuels :
Dans quelle mesure les travailleurs seraient-ils intéressés par un avatar IA qui assisterait à une réunion à leur place ?
Les tendances qui gagnent du terrain
Principales tendances du monde du travail auxquelles les travailleurs participent :
Les salariés en présentiel adoptent davantage le minimalisme de carrière que les autres :
Les managers adoptent bien davantage la tendance des « billboard days » que les contributeurs individuels :
L’« unbossing » séduit particulièrement les jeunes générations : près d’un travailleur de la génération Z sur trois adopte cette tendance.
Le « quiet quitting » est plus répandu chez les hommes. Parmi les personnes ayant adopté cette tendance :
Conclusion
En 2026, le travail ne se définit plus par l’endroit où il s’effectue, mais par la qualité de l’expérience proposée. La flexibilité est devenue une attente, l’IA transforme la façon dont les salariés utilisent leur temps et de nouveaux comportements continuent de remettre en question la journée de travail traditionnelle. Pour les entreprises, l’enjeu n’est désormais plus simplement d’accompagner le travail hybride, mais d’améliorer le travail quels que soient le lieu, les horaires ou le mode d’organisation. Celles qui réussiront seront celles qui donneront à leurs collaborateurs la flexibilité, les technologies et l’accompagnement nécessaires pour rester productifs, connectés et engagés, où qu’ils travaillent.
Pour toute demande presse, contactez press@owllabs.com .
Annexe
Contexte + données démographiques
Genre
Génération
Zone géographique
Situation d’aidant
Taille de l’entreprise
Type d’entreprise
Fonction
Mode de travail
Salaire
À propos d’Owl Labs
Owl Labs est la première entreprise à avoir développé des solutions de visioconférence à 360 degrés alimentées par l’IA pour les organisations hybrides. Son écosystème d’appareils connectés et son logiciel Owl Intelligence System™ rendent les réunions plus inclusives et collaboratives en plaçant sur un pied d’égalité les participants à distance et ceux présents dans la salle. La gamme Meeting Owl® est la première solution réunissant caméra, microphone et haut-parleur à 360 degrés, compatible Wi-Fi et alimentée par l’IA, qui zoome automatiquement sur la personne qui prend la parole. Owl Labs a levé 47 millions de dollars et est basée à Boston, avec des collaborateurs en télétravail et en mode hybride partout dans le monde. Pour en savoir plus, rendez-vous sur owllabs.fr.















